Me.

Hey !

J'ai décidé d'ouvrir ce blog pour y exposer mes textes, puisque l'écriture est le seul art que je maîtrise partiellement. Je suis bien trop débutante dans le graphisme, et ne me découvre pas d'autre talents. J'écris également ici pour vous partager mes sentiments, mes passions, mes envies, mes réussites et mes défaites. Eh oui, ça va être long ! Mais j'ai toute la vie pour écrire, non ?

J'aspire à devenir écrivain et surtout, à vivre honorablement de mes textes. Comme je n'ai que 12 ans, ce n'est pas franchement demain la veille, mais j'espère réussir un jour ! Je m'appelle Marion. J'ai des cheveux blonds, courts et dégradés, des yeux bleus, une pâleur qui me fait toujours ressembler à une malade qui est sur le point de vomir et un visage un peu... rond. Je ne sais pas comment expliquer ça. Je suis très bonne en classe, particulièrement en français, en maths et en espagnol. Je n'ai jamais pris de plaisir à bosser, ce que je ne fais jamais, malgré toutes les croyances - fausses - de mes profs. J'ai néanmoins pris un nouveau plaisir à avoir de bonnes notes : ma mère m'offre dorénavant 15 centimes pour toute note entre 18 et 20. J'ai commencé depuis une semaine et j'ai pour l'instant 60 centimes dans la cagnotte. Courage Morwen !

J'ai toujours été ouverte concernant les activités scolaires et extra-scolaires, a contrario de mon frère, qui lui, ne prend plaisir qu'au vélo - son moyen de locomotion. J'aime particulièrement les activités sportives, notamment le volley-ball, le foot, le hand ou encore le rugby... Je sais, un peu bizarre pour une fille. Quoique maintenant, c'est de plus en plus fréquent, non ?

Merci de m'avoir lu, et à bientôt !
Morwen.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 12:16

Post-test sur Aide au Rpg.

Bonjour !

Me voici me revoilà, avec un texte à vous faire partager. Je l'ai fait le 15 janvier 2009.

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" - Tu te rappelles d'eux ?
- Ouii ! Quand on jouait dans la piscine !
- Et quand on avait fait un concours de cabane en bambous !

Mon frère et moi rîmes de concert. Nous parlions de la petite famille de notre oncle maternel. Nous ne les avions pas vu depuis une dizaine d'années ! Mes cousins, mon frère et moi-même, nous amusions énormément au jardin d'enfant. Un déménagement les avait éloigné très loin de nous. J'avais à présent 15 ans, mon frère 12.

- Eléonore ? m'appela mon frère.
- Mmmh ? lui répondis-je distraitement, penchée sur ma copie. Je faisais tranquillement mes devoirs, tandis qu'il squattait tout aussi tranquillement dans mon lit.
- Comment est notre cousin ?

Notre oncle et notre tante avaient en effet eu un fils, à la même période que moi. Je ne l'avais jamais vu bébé, car ils étaient partis à l'étranger. Je me rappelais encore de son visage, tandis que mon frère, trop petit, n'en avait que de très vagues souvenirs, la plupart si bien racontés qu'il les connaissait sans s'en rappeler.

- Il avait les cheveux châtains, ni trop clairs, ni trop foncés. Un peu maigre, courant tout le temps. Des yeux... Bleus. certifiais-je.

Mon frangin hocha la tête.

- Nous les verrons bientôt, t'inquiètes ! lui lançais-je avec enthousiasme.

Il me fit un franc sourire, et finalement me laissa seule. Je le regardais sortir. Mon frère, du nom de Alexis, blond, les yeux bleus clairs, un regard rêveur, les cheveux ébouriffés, avait beaucoup embelli. Je me levais de mon bureau, et me dirigeais vers ma glace. Je me détaillais du regard. Toujours ces cheveux blonds descendant jusqu'à la taille, héritage familial, ainsi que ces yeux limpides. Un corps ayant de jolies rondeurs, une poitrine très développée, de longues jambes fines, un petit ventre arrondi, des bras délicats... Je n'étais nullement complexée par cette enveloppe très honorable qu'était mon corps.

- Eléonore ![ m'appela ma mère en s'époumonant.
- J'arrive maman ! répondis-je en soupirant. Je laissais tomber les devoirs et remis ce travail à plus tard.
- Nous allons chez ton oncle demain matin. Tu te lèveras tôt, hein ?
Je grommelais une réponse approbative et la quittais, le c½ur en joie. Je me rappelais que mon cousin et moi avions fait les 400 coups ensemble, et je me faisais toute une fête de le revoir.


*



- Se lever tôt, pendant les vacances ! Voilà ce que je marmonnais, en ce lundi beau et clair. Il était 8 heures du matin, et je m'apprêtais. Nous passions tout le mois de juillet chez eux, il ne me restait donc que ma tenue à passer . Je m'habillais avec une tunique rose et blanche très jolie, à petites bretelles, un jean tout simple en dessous.

Je montais dans la voiture à moitié endormie. Mon père chargeait énergiquement nos affaires dans le coffre, ma mère s'installa au volant tandis que Alexis, emmitouflé dans une fine couverture, s'endormit aussitôt assis. Je me coupais de l'extérieur grâce à mon baladeur MP3.

Je dus finalement m'endormir car un brusque cahot me réveilla. Nous nous arrêtâmes presque immédiatement devant une maison aux volets bleus et à la façade blanche. Un coup d'½il à mon frère m'indiqua qu'il était aussi excité que moi. Nous descendîmes de voiture tandis que papa sonnait. Mon oncle vint nous ouvrir, un sourire chaleureux aux lèvres. Pendant quelques minutes, il n'y eut que des exclamations chaleureuses et joyeuses. Nous longeâmes brièvement un petit couloir, puis nous arrivâmes dans un salon/salle à manger, une chaîne hi-fi dans un coin, une table carrée recouverte d'une jolie nappe, des murs blancs sobres, décorés seulement de très beaux dessins et peintures.

Ma tante, négligemment assise sur le canapé qui trônait à côté d'une grande baie vitrée, découvrit ses belles dents blanches en nous voyant. Là encore, elle nous accueillit avec de grandes démonstrations de joie. Alexis et moi cherchions discrètement notre cousin quand ma tantine ouvrit une porte donnant sur l'extérieur, montrant aussi un escalier. Elle appela d'une voix forte :


- Thibault !

Le Thibault en question arriva bien vite. Mon c½ur s'arrêta de battre quand je le vis. Mille fois plus embelli depuis notre dernière rencontre, le petit môme au nez plein de morve était devenu un séduisant jeune homme aux cheveux très clairs, aux yeux bleus, discrets et mystérieux à la fois, derrière de grands cils. Son physique était déjà celui d'un homme, malgré ses 15 ans. Je lus dans son regard de l'admiration pour mon propre changement, ce qui me combla de joie. Je m'avançais vers lui pour l'embrasser quand mon frère me devança en lui sautant au cou. Mon cousin rit et lui fit affectueusement la bise.

Je m'avançais finalement, et tendis ma joue vers la sienne. Un frisson discret nous parcourut. Je retirais maladroitement ma joue, rougissante. Je ne pouvais malheureusement nier une attirance soudaine envers mon cousin. Celui-ci nous proposa de nous faire visiter la maison. Les adultes préférèrent remettre ça à plus tard et Alexis et moi lui emboîtâmes le pas.

La visite terminée, Thibault nous montra sa chambre. Je remarquais avec plaisir que mon cousin avait une certaine bibliothèque. Je lus avec plaisir des titres familiers tandis que mon frère s'esquivait aux toilettes. Thibault se leva de son lit et s'approcha de moi silencieusement. Je retins mon souffle tandis que tout près de moi, il me dit :

- Je te conseille de lire celui-là. en me pointant un livre quelconque. Décontenancée, je reculais de quelques pas vers la droite en balbutiant quelques paroles. Je levais la tête vers lui. Son visage était légèrement penché en me regardant ; il était vraiment très, très beau. Je me troublais et reportais mon attention sur autre chose, tout en souhaitant qu'Alexis revienne vite détendre cette lourde atmosphère.


*


Cela faisait maintenant deux semaines que nous étions dans la même maison. Je couchais sur le canapé du salon tandis que mes parents avaient un matelas dans le bureau de mon oncle. Alexis dormait, lui, dans la chambre de Thibault. Thibault... Je ne pouvais maintenant plus me trouver seule avec lui. C'était gênant, et je craignais mes pulsions. Cette nuit-là, je me réveillais en sueur. Il devait être minuit, distinguais-je avec la grande horloge sur l'autre côté du mur. Je me mis sur mon séant, les yeux grands ouverts. Mes cheveux étaient séparés en deux longues couettes blondes et basses. J'étais couverte d'un pyjama bleu, neutre et simple.

Je me levais finalement, enfilais mes chaussons et me glissais dans la cuisine, dans l'intention de boire un verre, d'eau ou de lait. Ouvrant la porte, je tombais sur Thibault, un verre de lait à la main. Je me statufiais, la bouche ouverte, les joues rougissantes. Il me sourit :


- C'est l'endroit à la mode, apparemment. Que fais-tu là ? plaisanta-t-il.
- Comme toi... Prendre un verre de lait, je n'arrive pas à dormir. dis-je en souriant, faussement détendue.
- Eléonore... Je dois te parler... me dit-il d'un air grave. Je me servis un verre de lait et le bus, en attendant la suite. Il patienta le temps que je finisse. Quand je posais mon verre, il ouvrit la bouche.
- J'ai quelque chose de délicat à dire, alors ne m'interromps pas. Eléonore, depuis que je t'ai vu, je dois t'avouer que je pense sans cesse à toi... Tu as changé, mais tu es restée la même, dans ton esprit, dans ton rire...
Je voulus dire quelque chose, mais il ne me laissa pas ouvrir la bouche.
- Notre relation pourrait te sembler contre nature, mais je suis... Que tu me crois ou non, si tu n'as pas pu me voir quand j'étais bébé, c'est tout simplement... parce qu'on... Parce que mes parents m'ont adopté. lâcha-t-il enfin. J'étais abasourdie. On nous avait menti à tous ? Il dut percevoir mon étonnement, car il m'expliqua :
- Tes parents le savent, mais pas les enfants... Il eut soudainement une moue triste et s'approcha de moi :
- Tu me repousseras quand même ou non ?
- Je... Non, il ne faut pas...
Je reculais jusqu'à la porte.
- Pourquoi ?
- Tu... Tu fais partie de la famille... Une foule d'émotions me submergea. J'en avais tellement envie... Je n'avais qu'à... hocher la tête... Ce que je fis... Il s'approcha, plus près, plus près, trop près ! Il passa seulement ses mains autour de mes hanches. Mais l'intensité de son regard me remplit de joie... Il rapprocha son visage de moi... J'avais très peur qu'il s'arrête, mais un côté de moi le suppliait de ne pas s'arrêter. Il approcha simplement son visage du mien, et m'embrassa sur la joue. A regret, il s'écarta de moi.
- Je m'arrête maintenant, sinon je ne réponds plus de moi...
A ma grande surprise, je demandais du bout des lèvres :
- Quand te contrôleras-tu ?
L'ombre d'un sourire passa sur son visage.
- Très vite, j'espère.
- Bon... Je crois que je vais me coucher.
Il me regarda d'une façon très douce...
- A demain !
Je lui souris et sortis avant d'avoir l'audace de lui offrir mes lèvres. Dans mon lit, je fis semblant de dormir tandis que Thibault passait par le salon pour monter dans sa chambre. Je l'entendis s'arrêter devant moi et s'accroupit. Je sentis sa main frôler mes cheveux. Les battements de mon c½ur s'accélérèrent brusquement. Mais il ne s'attarda pas à mon grand regret. J'entendis la porte grincer, puis la solitude m'envahit.
*

Au déjeuner, Thibault se racla la gorge avant de s'adresser à sa mère.
- Maman... J'aimerais bien emmener Eléonore et Alexis en vélo voir la forêt...
Je compris aussitôt la man½uvre de mon cousin. Il savait pertinemment que mon frère détestait le vélo, ce qui le ferait refuser la sortie. Quand je le vis faire la moue, je sus que nous avions gagné la partie.

Une petite heure après, nous pédalions sous le beau soleil de juillet. Il m'emmenait vers la forêt, où nous pourrions discuter à notre guise. Nous déposâmes finalement nos vélos contre une barrière, en les attachant soigneusement. Nous nous mîmes à marcher en silence, un peu gêné. J'esquissais un geste pour lui prendre la main, quand il me murmura :

- Ne me tente pas maintenant... Tout le monde me connaît, ici.
J'arrêtais donc mon geste et nous continuâmes à marcher. Nous débouchâmes dans une clairière agréablement ensoleillée, après la lumière poussiéreuse du sentier.
- Personne ne passe par là. me renseigna-t-il. Il s'assit sur de la mousse. Je m'installais près de lui, sans le toucher.
- Même si tu n'es pas leur fils, tu es de la famille. On... on ne peut pas sortir ensemble...
- Alors pourquoi as-tu accepté de venir ? Me voyant faiblir, il en rajouta :
- Nous pouvons garder ça secret... puis partir en Chine et faire notre vie là-bas !

J'éclatais de rire. Ce tableau de conte de fées me convenait. Mais la vie en rose, ce n'était que dans les films... Voyant mon visage s'assombrir, Thibault me prit la main. La mienne devint instantanément brûlante. Il s'approcha doucement. Ses lèvres effleurèrent les miennes. Je répondis à cela par un baiser passionné. Je sentis ses bras passer autour de ma taille et m'étreindre violemment. Qu'importe la famille, avec lui, j'irais au bout de mon rêve et je vivrais mon conte de fées...

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N'hésitez pas à poster vos commentaires et vos critiques ^.^ Merci de m'avoir lu et à bientôt !
Morwen.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 12:45

Amarth, fiche de présentation.

Amarth, fiche de présentation.
Coucou !

Voici une fiche de présentation que j'ai achevé le jeudi 12 mars ( donc hier ). Elle se passe sur le forum d'Amarth ( j'en profite pour faire de la pub =) )

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Nom : Aïla
Prénom : Morwen
Âge : 14 ans
Fonction : Elève.
Race : Hybride-chat.
Monde d'où vous venez : Planète Bleue.

Description morale :

Morwen est franche et sincère. Elle est souvent ironique et sarcastique, voire moqueuse. Derrière sa froideur se cache néanmoins une grande amitié qu'elle accorde facilement. En revanche, elle ne se sent que très rarement à l'aise, ayant toujours l'impression d'être pataude, ainsi que la cinquième roue du carrosse. Elle se révèle parfois très douce, toujours au moment où on l'attend le moins. Elle est susceptible de compassion, mais n'accorde qu'à ses amis les plus chers de vrais mots de réconfort. Morwen aime contrôler les choses, proposer des idées, s'investir dans une entreprise. Elle est très impatiente, n'aime pas tergiverser inutilement. Elle n'est que très rarement mélancolique, préférant goûter chaque heure de sa courte vie avec plaisir.

Description physique :

Cette description n'est que partielle, puisque la jeune fille peut changer partiellement ou entièrement son corps. Elle aime ainsi changer ses cheveux, ses yeux, sa bouche, son nez ou encore ses jambes en les affinant. Les seules choses qu'elle n'arrive pas à changer sont ses oreilles et sa queue de chat. Morwen a des cheveux blonds coupés courts, ébouriffés dans tous les sens. Ils encadrent son visage en l'affinant. Elle a de grands yeux clairs et secrets, bleus azur, ourlés de cils légers. Son rire est pareil à des grelots, et sa voix à un tintement de clochettes. La jeune fille a une taille fine, des cuisses qu'elle estime trop grosses, et de fines jambes. Ses doigts ne sont ni fins, ni gros, ainsi qu'un petit poignet. Ses oreilles sont celles des chats, ses poils à peine plus foncés que ses cheveux, de la même couleur de sa queue. Son sourire est sincère, franc, joyeux. Morwen est plutôt élancée, pas très grande - sûrement 1 m 64 - ni trop grosse - une cinquantaine de kilos à tout casser. Ses formes sont comme son corps : discrètes mais jolies et équilibrées. Morwen aime porter des shorts ou des jeans, détestant les jupes. Ses tee-shirts sont souvent des tuniques, ou des hauts simples et uniformes. Elle aime pourtant s'habiller avec fantaisie, même si, la plupart du temps, elle oublie d'accorder ses habits ainsi que ses chaussures.

Biographie :

Loraline, jeune fille de quinze ans, se réveilla en sursaut. Une humidité gênante se répandait autour d'elle. Terrifiée, elle s'aperçut qu'elle venait de perdre les eaux. Prudemment, la jeune femme se laissa glisser sur parquet, et se remit debout, tremblante.

- Thibault ! appela Loraline en secouant un jeune homme aux boucles blondes, qui dormait sur un canapé, près d'elle.. L'effroi était audible dans son chuchotement. Réveillé, l'interpelé prit immédiatement conscience de la situation. Tout aussi silencieux que Loraline, il la saisit par la manche, il l'entraîna vers la salle à manger, attrapa la lanière d'un sac discret et rafla les clés de voiture qui traînaient sur le buffet. Tournant son visage près de son amie, le jeune homme la regarda, suppliant presque. Tremblante, Loraline lâcha un " d'accord " presque inaudible. Thibault l'embrassa sur la joue, puis l'attira vers la porte d'entrée. Enfin, de sortie. Soudain, la jeune femme laissa échapper un gémissement. Le jeune garçon, se hâtant, referma la porte derrière eux. Tout en se serrant la main, ils s'acheminèrent vers une voiture aux vitres teintées et à la carrosserie discrète.

Ensemble, ils foncèrent vers un hôpital éloigné. Ensemble, ils gravirent le perron et demandèrent des soins en urgence. Jamais séparés. Toujours rester soudés. Quand on conduisit Loraline en salle de travail, son visage était serein. Les infirmiers, la déshabillant, crurent à une mauvaise blague en apercevant les oreilles et la queue de chat. Thibault les rassura par un mensonge, et les enjoignit de faire au plus vite. Neuf heures plus tard, un bébé pleurant et gigotant se trémoussait dans les bras de la maman épuisée. Dehors, l'orage s'était calmé.

Quelques jours après l'accouchement de la jeune femme, les deux parents, ainsi que leur bébé, sortirent de l'hôpital, puis se dirigèrent vers la gare de la ville où ils avaient atterri. Ils attrapèrent le premier train, et partirent vers une contrée éloignée, où nul ne les retrouverait.

Plusieurs années plus tard, Morwen, fillette de 6 ans, réfléchissait en silence, dans son lit. Elle ne connaissait que très peu l'histoire de sa famille. D'ailleurs, quelle famille ? Elle ne connaissait pas ses grands-parents, ni ses oncles et tantes, ni d'éventuels parrains. Son père, sa mère et elle étaient seuls au monde. Seuls contre tous. Dans l'esprit de l'enfant, les choses étaient claires. Ils devaient rester cachés, ne pas attirer l'attention. Pourtant, la curiosité la tiraillait.

Au petit-déjeuner, Morwen demanda donc à Loraline :


- Pourquoi j'ai pas des oreilles comme toi, maman ?

- Tu n'es pas encore assez grande, ma chérie. répondit-elle avec indulgence. Nous saurons à tes 12 ans si tu es de ma race ou de celle de ton père. Si tu es hybride, tes oreilles se développeront à cet âge-là.

Cela ne lui révélait rien. Sentant le malaise de sa fille, Loraline lui adressa un regard chaleureux. Sa voix basse ne fut qu'un souffle.

- Tu veux savoir ce qui nous est arrivés, hein ?

La petite opina, sans montrer d'étonnement à la lucidité de sa mère.

- J'avais treize ans quand j'ai rencontré ton père. Nous étions jeunes, nous nous aimions. Notre relation durait, malgré les pronostics de notre entourage. Thibault connaissait ma... Particularité, dirons-nous. dit-elle en montrant ses oreilles de chat. Il l'acceptait complètement. Et à quatorze ans, malgré ce que nous croyions, eh bien... Je suis tombée enceinte.


Là, Morwen réagit :

- " Contrairement à ce que nous croyions " ? répéta-t-elle en fronçant les sourcils. Sa mère partit d'un rire léger.

- Je suis une hybride, et nous ne croyions pas que je pouvais tomber enceinte. Un soir, nous étions tous les deux, au clair de lune. L'instant était très, très romantique. Nous avons fait une bêtise pendant quelques secondes, et le monde entier nous le reprocha ensuite. Surtout mes parents. Ils contraignirent Thibault à s'installer à la maison, pour soi-disant le " surveiller ". Etant lui-même orphelin, son tuteur ne fut que trop content de s'en débarrasser au moins pendant 9 mois. Nous restions cloîtrés dans ma chambre, sous la surveillance de mes géniteurs. Nous passions nos journées à nous renseigner sur l'accouchement. Mon père avait d'ores et déjà décidé que le bébé serait adopté par des inconnus, mais ton père et moi n'étions pas d'accord, bien que ne l'exprimant pas.

- Ainsi, quand je perdis les eaux, au plein milieu de la nuit, il prit nos clés de voiture, le sac où nous avions mis tout notre argent, ainsi que nos papiers, et nous partîmes en direction d'un hôpital éloigné. Nous y sommes restés quelques jours, le temps que je récupère, puis nous nous sommes exilés dans ce village. A notre majorité, nous nous sommes mariés, et nous avons travaillé tous les deux. Nous te confions alors à notre voisine, qui est d'une bonté incommensurable. Ça a été chaotique, mais nous avons réussi.


Morwen remercia sa mère d'un baiser, et retourna dans sa chambre, soulagée de connaître la vérité. Le temps passa, de plus en plus vite. La fillette embellissait de jours en jours. Au lieu de ses 12 ans, il se révéla bien plus vite qu'elle appartenait à la race de sa mère. Vers ses neuf ans, ses yeux changèrent brusquement de couleur devant ses parents éberlués. Il se montra qu'elle pouvait modifier son apparence physique autant qu'elle le voulait et sans effort. Elle n'avait qu'à représenter mentalement ce qu'elle voulait, et elle se sentait à peine se transformer. Son art se fit plus subtil au fil du temps, prenant plus d'ampleur et en même temps, de retenue. Ainsi, quand elle éprouvait une émotion violente, Morwen était capable de maîtriser son aspect extérieur pour qu'on ne remarque pas qu'un infime changement se produisait.

Enfin, à ses 14 ans, un appel impérieux se fit sentir. Elle n'avait jamais eu l'envie de contrôler d'autres pouvoirs, de maîtriser des forces mystérieuses, de connaître l'origine de cette magie... Alors, pourquoi cette soif d'apprendre, cette force qui la brisait ? Folle de douleur, elle sortit en courant de chez elle. Que cherchait-elle au juste ? Une réponse. Des réponses qui lui apprendraient tout. Sans s'en rendre compte, Morwen foulait à présent un sol inégal, en montée. Une colline, à l'herbe verte. Quelle heure était-il ? Elle n'en avait cure. Elle monta, monta, jusqu'à ce que le sol redevint plat. Là, la souffrance s'arrêta. Devant elle, une sorte de tourbillon noir flottait. En transe, Morwen s'approcha, et posa la main sur le vortex. Une énergie l'aspirait, jusqu'à la faire disparaître de la colline. Une fraction de seconde, la jeune fille réfléchit à ce qu'elle faisait. Elle perdait Loraline, elle perdait son père et sa s½ur, si jeune. Mais ce qui l'attendait était plus important. Avec un soupir, Morwen accepta la réalité, et ferma les yeux....


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Je sais que je prends souvent les mêmes prénoms, car ceux qui me plaisent vraiment sont très rares ^.^ Merci de m'avoir lu et à bientôt !
Morwen.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 12:55

L'Arrivée à Amarth.

Hey !

Un texte, encore une fois, d'Amarth, toujours sur Morwen, hybride-chat. Il raconte son arrivée dans l'école. J'ai réalisé le texte le vendredi 13 mars.

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Une sensation désagréable... Décontaminée en un milliers de particules, qui volent vers l'inconnu. Elle essaie d'ouvrir les yeux. Peine perdue. Quels yeux, d'ailleurs ? En a-t-elle déjà eu ? Et soudain, elle se sent de nouveau entière. Cette fois-ci, ses paupières s'ouvrent. Battant des cils devant autant de beauté, Morwen contemplait avec joie et peur la forêt qui s'ouvrait à elle. Un chemin, comme éclairé, la força à avancer de quelques pas. Ce joli sentier était bordé de fleurs multicolores, où virevoltaient des papillons. La jeune fille sentait une légère brise caresser sa peau, accompagnée d'odeurs de plus en plus agréables : celle de la résine, des fleurs, et tant d'autre senteurs qu'elle n'identifiait pas. Mais c'était si doux, si agréable... Morwen avait tellement envie de s'allonger sur le bas-côté, fermer les yeux, et se laisser submerger par le soleil, le sommeil et le plaisir intense de se reposer... C'était comme si le tourbillon qui l'avait absorbé lui avait ôté toutes ses forces. Elle avait faim et soif, ses paupières se fermant malgré elle... La jeune fille s'avança près d'un buisson, et cueillit quelques baies sauvages, qui apaisèrent sa faim. Un jolie rivière qui glougloutait étancha sa soif, et une herbe sèche lui fit un lit des plus moelleux et des plus confortables. Fermant les paupières, la jeune fille se laissa envahir par le sommeil...

Combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle se laissait aller ? Elle ne savait pas, mais sentait qu'il était l'heure de reprendre son chemin. Morwen suivit le sentier si rassurant, admirant les lapins qui couraient, le poil rouge des écureuils, le jaune vif strié de noir des abeilles... Même si elle ne se lassait pas du paysage, elle s'inquiétait un peu. Bien sûr, elle connaissait le nom de l'endroit qu'elle cherchait. Car toute la nature, ici, chantait pour dévoiler la splendeur de l'école Amarth. Un beau nom, mystérieux. Une école, donc. Elle y apprendrait la magie, évidemment, peut-être à découvrir la nature, ou d'autres choses dont sa naïveté naturelle ne se doutait pas. Elle aurait des camarades, qui deviendraient amis ou ennemis, selon leur caractère et leur affinité avec elle. Mais finalement, elle s'inquiétait pour elle. Il y avait sûrement une erreur : elle ne s'était jamais distingué dans quoi que ce soit, personne de sa famille n'avait jamais été appelé dans une école magique, malgré sa mère hybride. Alors pourquoi elle ? La jeune fille jeta un rapide coup d'½il sur ses vêtements. Elle ne se préoccupait jamais de la mode, ou d'accorder ses habits. Mais, même si l'habit ne fait pas le moine, il y contribue. Elle s'inspecta donc rapidement. Son haut était un débardeur noir, dévoilant la blondeur de ses cheveux, et contrastant avec la pâleur de son visage. Ses cheveux courts, ébouriffés comme de coutume, lui donnaient des allures de lutin facétieux. Un jean, classique mais bien coupé, épousait ses formes discrètes, et de sobres baskets noirs confortables lui maintenaient le pied. Cela semblait plutôt acceptable.

Tout en s'examinant, Morwen remarqua que la forêt devenait de plus en plus espacée, de plus en plus clair, les rayons du soleil se faisant plus chauds. Elle eut rapidement des pommettes rouges, et des gouttes de sueur se formaient sur sa nuque. Mais, bientôt, une imposante école lui fit face. Immense, ancienne, majestueuse et splendide, elle ne correspondait pas du tout avec la masse d'élèves grouillant, se bousculant, pour passer en premier et découvrir l'école le plus vite possible. Morwen se débrouilla, et apprit qu'elle était à Vita, un des trois collèges d'Amarth. Ayant appris cela, la jeune fille se laissa porter par les autres, évitant ainsi les chutes et se rapprochant de plus en plus de l'entrée. Cependant, les élèves n'avaient pas l'air très engageants. Soudain, une jeune fille se fit bousculer, et tomba par terre, créant un remous parmi la masse des élèves. Avant qu'elle eut esquisser un geste, un jeune homme fut à ses côtés. Ces deux-là ayant l'air sympathique, elle s'approcha vers eux. Elle était de nature, très extériorisée, mais un peu timide au premier abord. Elle esquissa donc un petit sourire en se faufilant vers eux. Quand la jeune fille se fut relevée, Morwen ouvrit la bouche pour se présenter :

" Bonjour ! Je m'appelle Morwen... " Ne sachant pas quoi dire d'autre, elle se tut. Comment leur expliquer qu'ils avaient l'air plus gentils que les autres collégiens qui se pressaient autour d'eux ? Comment leur dire qu'elle voulait être leur amie, ou tout du moins les connaître ? Comment ?

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Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas à critiquer =) ! A bientôt.

L'Arrivée à Amarth.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 13:01

Dans la forêt [ Amarth ]

Yop !

Voici un texte que je viens d'écrire ( donc le 15 mars 2009 ), qui se passe dans la forêt d'Amarth, où Morwen rencontre une élève.

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Les cheveux de Morwen voletaient dans la brise légère. La jeune fille se sentait très bien, parmi les arbres. Elle s'attendait presque à voir une licorne surgir au milieu des troncs bruns, agitant une crinière blanche et pure... Ce n'était d'ailleurs sûrement pas impossible. Toute cette forêt respirait la magie et le mystère. Des bandes d'oiseau tournoyaient en poussant des cris perçants. La jeune hybride, avant de découvrir l'école, voulait trouver un lac, ou une rivière, pour s'y relaxer. Malheureusement, elle avait eu la néfaste idée de s'engager dans ces bois, pour couper le territoire et peut-être gagner un peu de terrain. Mais la beauté du territoire l'avait fait changer d'avis. Elle marchait, à présent, comme dans un rêve. Et c'était bien ça : des lièvres déboulaient à chaque détour, leur pelage marron, blancs et tachés de gris, apparaissant et disparaissant en un clin d'½il. Les oiseaux chantaient une mélodie harmonieuse, lente mais belle. Des fruits de toute sorte poussaient, ainsi que des fleurs, blanches, jaunes, violettes, roses et rouges, faisant de cet endroit le plus beau que Morwen n'avait jamais vu.

La jeune hybride contrastait fortement dans ce paysage. Elle était habillée par un simple débardeur noir, un jean classique et des baskets usées. Ses cheveux ébouriffés, blonds et courts, lui donnaient un air malicieux, qui détonnait avec son air grave et silencieux. Ses oreilles de chat, à peine plus foncées que ses cheveux, ainsi que sa queue, la rendait tout sauf banale. Soudain, une présence se fit sentir. Son corps se tapit de lui-même, guettant les sons de l'intru. Une respiration, courte et accélérée, se faisait entendre. Donc, l'inconnu faisait de même. Morwen abandonna aussitôt sa posture hostile. Elle ne souhaitait pas se brouiller dès le premier jour avec un élève. Cette constatation lui arracha un soupir de soulagement. Bien sûr, cette présence n'était que celle d'un élève. Elle était elle-même choquée de la réaction de son corps.

Morwen sentit soudain que l'inconnu ( peut-être était-ce une fille ) déviait sa trajectoire, puis s'arrêtait doucement. Puis plus rien. Une tentative de camouflage de sa part ? Non, son instinct de chasseuse l'aurait avertie. C'était quelque chose de plus naturel. Poussée par la curiosité, l''ybride-chat renifla sa trace. C'était la première fois qu'elle était aussi féline, aussi sauvage. Son esprit était si libéré... Elle avança à pas lents, prenant soin de sentir toute la vie autour d'elle, ne voulant manquer aucun détail, aucun nuisible. Des bêtes dont elle n'avait pas conscience se taisaient, conscientes du danger. Le danger ? Il y avait donc péril ? Les narines de l'hybride se dilatèrent, tous ses sens en aguet. Un rire silencieux secoua son corps. C'était elle, le danger ! Respirant un bon coup, elle s'assit et fit émaner d'elle des ondes positives. Les animaux ne se montrant toujours pas, elle décida de continuer sa recherche. Et brusquement, elle sentit l'essence de celui qu'elle cherchait depuis tout à l'heure.

Émergeant d'un buisson, Morwen se redressa, s'avança vers la personne qui dormait à même le sol, contre un tronc d'arbre. La jeune fille endormie portait un kimono bordeaux, un peu tâché au niveau des genoux, montrant le périple de la mystérieuse élève. Ses cheveux longs étaient de la couleur exacte de son habit. Puis de nouveau, un souffle d'air chaud fit tournoyer les cheveux de Morwen, ainsi que ceux de l'inconnue. L'hybride retint un hoquet de surprise. Sous ses cheveux se tenaient deux oreilles de félin, d'une teinte un peu plus claire que sa chevelure. S'asseyant, hébétée, la jeune fille contempla la demoiselle assoupie. Elle aurait du se douter qu'elle n'était pas seule, avec sa mère, à être hybride. Mais la rencontre avec une élève ayant la même particularité qu'elle la stupéfiait.Après quelques minutes, la jeune fille se reprit. Et elle fit bien, car l'hybride qui se tenait devant elle se réveillait...


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Dans la forêt [ Amarth ]
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# Posté le dimanche 15 mars 2009 06:39